- Un homme vient d'être condamné à 2 ans de prison avec sursis
- Un verdict bien léger ...
Pas facile de s'y retrouver dans l'affaire qu'avait à juger le tribunal lundi ! Une femme accuse son compagnon de lui avoir transmis le sida en connaissance de cause après lui avoir fait croire qu'il était seronégatif, attestation médicale à l'appui.
Un enfant est né. Miraculeusement, il n'est pas porteur du virus alors que la mère doit aujourd'hui suivre un traitement à vie. Emmanuel M…, 36 ans, d'origine gabonaise, arrivé en France fin 2003, a rencontré son amie l'année suivante.
Il tient des propos embrouillés. Il y est question d'un suivi pour HIV depuis 2004 mais peut-être au nom d'un compatriote congolais pour faciliter sa supposée présence en France. Cet ami a-t-il été inventé ? Les analyses, sont-elles vraies ? Sont-elles fausses ? Même les médecins s'y perdent. Le tribunal a bien du mal à tirer les choses au clair.
L'avocat de la plaignante, qui s'est portée partie civile, n'est pas tendre avec l'accusé « qui empoisonne les gens et s'en moque ». Le procureur souligne lui-même que cette affaire « n'est pas claire ». Il note que l'accusé « avait un intérêt à reconnaître l'enfant avec empressement pour justifier sa présence sur le sol français ».
Il réclame cinq ans d'emprisonnement, dont deux avec sursis, et l'interdiction du territoire français. L'avocat d'Emmanuel M… dit que « l'instruction a été imparfaite » et s'étonne que la victime n'ait porté plainte qu'en juin 2010 alors que la maladie a été découverte en novembre 2007.
« Mon client est arrivé en novembre 2003 et a rencontré son amie en 2004. Était-il informé qu'il était porteur du virus ? Le doute doit lui profiter. » Le tribunal, qui retient sa compétence, suivra le défenseur en condamnant le prévenu à deux ans de prison avec sursis et 3.000 € de dommages et intérêts.
source : www.lanouvellerepublique.fr/Indre-et-Loire/Actualite/Faits-divers-justice/n/Contenus/Articles/2012/03/02/Elle-l-accuse-de-lui-avoir-transmis-le-sida

