- Baky J : le juriste hutois se pensait soit disant
- Huy: accusé d'avoir volontairement transmis le SIDA à sa femme
Cinq années de prison ferme. Voilà ce qu’encourt Baky J, un juriste Hutois qui aurait contaminé sa femme en se sachant atteint malade du virus du SIDA, indique le site "lavenir.net".
Mercredi matin un juriste de 54 ans comparaissait devant le tribunal correctionnel de Huy. Il est soupçonné d’avoir volontairement administré une substance nocive provoquant une maladie incurable à autrui. Pour résumer, il aurait transmis le virus du SIDA à sa femme, nous apprend le site du groupe "Vers l'Avenir."
Il joue l'étonnement
Lors d’une grossesse en 2005, l’épouse de l'accusé apprend qu’elle est séropositive. Elle invite alors son mari, le prévenu, à se soumettre à des tests. Résultat: il est, lui aussi, séropositif. Il joue l’étonnement, mais en réalité, il se sait infecté depuis longtemps. Il poussera le vice jusqu'à lui-même porter plainte.
Il accuse sa femme
Son premier dépistage date de 1994. "Pourquoi je ne l’ai pas dit à ma femme? Parce que j’étais guéri!", précise-t-il devant le tribunal correctionnel de Huy. "Je n’ai pas pris de médicaments, mais je suis croyant, j’ai beaucoup prié Dieu. Ma précédente femme et mes deux enfants n’étaient pas malades, c’était bien la preuve que j’étais guéri! Ce n’était donc pas important de raconter tout ça. C’est après que j’ai été réinfecté. On ne peut pas exclure qu’elle aussi ait un passé."
"Vous êtes un salaud"
"Il fait preuve d’une telle bassesse humaine qu’il ne mérite aucun respect", souligne Thomas Dessoy, substitut du procureur du Roi de Huy dans l’article relayant l’information sur le site "lavenir.net". "C’est un grand menteur, un manipulateur, son attitude est celle de quelqu’un qui connaît les faits, mais refuse de les assumer. On a l’impression qu’il veut polluer les autres comme il a été pollué? Vous êtes un salaud, votre attitude est répugnante?" L’accusé doit également répondre de faits de menaces, de coups et blessures envers son épouse. Le ministère public a requis cinq ans de prison, dont trois fermes. Le jugement sera rendu le 9 juin.
www.rtl.be/info/belgique/faitsdivers/885913/huy-il-transmet-deliberement-le-virus-du-sida-a-sa-femme
www.lavenir.net/article/detail.aspx
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voici la suite :
Jugé coupable, l’homme écope de trois ans de prison, dont un ferme
HUY Trois ans de prison assortis d’un sursis pour les deux tiers. C’est la peine qui a été prononcée par le tribunal correctionnel de Huy à l’encontre d’un homme d’origine angolaise qui est reconnu coupable d’avoir volontairement transmis le virus du sida à son épouse.
Lorsqu’il a rencontré celle qui allait devenir sa femme en 2004, l’homme se savait atteint du sida depuis 1994. C’est en février 2005 que sa femme a appris sa propre séropositivité. Enceinte, elle venait de subir une prise de sang.
La victime a fait part du diagnostic à son époux qui a fait mine de tomber des nues. Ce n’est qu’en 2006, alors que son mari menaçait de la quitter, qu’elle a décidé de déposer plainte, sur les conseils d’une psychologue attachée à un service de police.
Plainte a donc été déposée. L’enquête a été initiée et a démontré que le prévenu était au courant de sa séropositivité. Il a déclaré qu’il croyait être guéri. Il expliquait que son recours à la prière lui avait permis de vaincre la maladie.
Cet argument n’a évidemment pas convaincu le tribunal qui dans son délibéré a insisté sur l’extrême gravité des faits et sur leur caractère hautement attentatoire à la vie d’autrui.
Âgée de 43 ans, la victime suit un traitement lourd aux effets secondaires handicapants. Vomissements mais aussi extrême fatigue l’empêchent de travailler et de développer une vie sociale normale.
Elle s’occupe malgré tout de ses deux enfants dont celui qui est issu de son union avec le prévenu. Le jeune enfant a subi des traitements prénataux qui l’ont protégé du virus.
Au civil, la victime a obtenu 2.500 € à titre provisionnel. Une expertise médicale a également été ordonnée. C’est cette expertise qui permettra de déterminer avec exactitude la hauteur du préjudice.
Quant au prévenu, il a entretenu une relation éphémère avec une autre femme.
Lors de cette nouvelle relation, il a la plupart du temps protégé sa partenaire, même si le jugement fait mention d’une fellation sans protection. Sa partenaire n’a heureusement pas été contaminée.
L’avocat de cet homme envisage la possibilité d’interjeter appel du jugement rendu par le tribunal correctionnel de Huy.
Le conseil assure qu’aujourd’hui son client est bien conscient de sa maladie mais qu’à l’époque sa foi le conduisait à croire qu’il était guéri.
A. Vbb.

