ACTION - PO

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PRESENTATION DE L'ASSOCIATION ACTION PO, NOS MISSIONS ET REVENDICATIONS


Notre association a pour but l'écoute, l'information, la prévention auprès du public, plus particulièrement des plus jeunes, éduquer ces derniers, ainsi que : le soutien, et le conseil juridique gratuit, aux victimes de contamination intentionnelle au VIH.

Assister les victimes de cette infraction que nous considérons telle une violence sexuelle, et contre laquelle nous luttons.
Dans beaucoup de cas, nous ne sommes pas en faveur de la responsabilité partagée dont parlent les autres associations, qui l'appliquent dans tous les cas.
Nous ne sommes pas non plus dans l'optique de faire peser l'entière responsabilité de la contamination sur la personne séropositive de manière systématique.
Aussi nous prônons la prévention, ainsi que la responsabilisation, et la pénalisation de la transmission intentionnelle, mais faisons toutefois, une étude au « cas par cas ».
Nous refusons prendre position dans des affaires ou des personnes se seraient manifestement, et délibérément exposées de manière inconsciente, à un risque important dont elles avaient connaissance.

Il ne s'agit nullement de juger les victimes, ou d'établir une hiérarchie dans les modes de contamination, mais de ne faire peser la responsabilité de la contamination d'autrui sur la personne séropositive, que dans les cas les plus légitimes.
Comme par exemple celui des personnes victimes de contamination intentionnelle dans le cadre d'un viol, d'une injection, d'une manipulation perverse, d'une transfusion, d'une falsification de tests sérologiques...Pour n'en citer que quelques uns.
Nous nous engageons dans ces cas à écouter, informer, conseiller, et soutenir les victimes tout au long de leur procédure judiciaire, et même après celle ci, mais aussi si : elles choisissent de ne pas engager de poursuites judiciaires.

« Action-Po » endend également s'opposer à toute politique, projet de loi ou de réforme, tendant à la libération ou la déresponsabilisation, des personnes séropositives, et plus particulièrement celles incarcérées.
S'opposer à toute réforme judiciaire portant sur les notions d'intentionnalité, de responsabilité, ou d'administration de substance nuisible, que nous estimerions néfastes en terme de santé publique, ou qui lèseraient les victimes de contamination intentionnelle.
Car si nous ne réclamons pour l'instant pas l'instauration d'une loi spécifique, visant à sanctionner les personnes transmettant intentionnellement le VIH, nous ne désirons pas non plus que soient modifiés les articles de lois permettant de poursuivre ces personnes pour « administration de substance nuisible », avec ou sans préméditation, et avec ou sans circonstances aggravantes.
Nous n'aurions rien contre une telle loi qui nous ferait grandement plaisir puisque nous pensons que compte tenu de la gravité des faits, transmettre le SIDA intentionnellement est un crime , non pas un délit, et devrait de ce fait, toujours être jugé en Cour d'Assises.
Le viol est en effet considéré tel un crime, et pourtant, demeure moins grave en terme de conséquences sur la victime qu'une contamination intentionnelle.
Nous désirons que ces personnes puissent être jugées, et condamnées, mais aussi qu'elles purgent leur peine, et surtout : que soit instauré pour celles d'entre elles qui seraient condamnées à une peine supérieure à 5 ans d'emprisonnement, la possibilité d'une obligation de soins, afin de prévenir tout risque de récidive.
Nous considérons par ailleurs, qu'il est inopportun, injuste, et aberrant, de demander la libération de ces dernières comme le fait l'association ACT UP. Celle ci impliquerait la libération des contaminateurs ayant été jugés, condamnés, bénéficiant de soins en détention, mais aussi : ayant été auscultés comme il se doit, avant leur incarcération, et déclarés « accessibles à une sanction pénale. »
Cela constituerait de plus une atteinte au principe d' « autorité de la chose jugée ».

Nous souhaitons encourager la responsabilisation des séropositifs, et la prévention grâce aux alternatives telles que l’auto dépistage, de dépistage en cas d’opérations cliniques, le traitement anti rétro-viral comme facteurs de diminution des risques, et favoriser le dépistage pour les contrevenant(e)s.
Mais aussi : Rassembler toutes les personnes, quels que soient leur confession et leurs choix politiques, désireuses d’œuvrer pour le respect, et la dignité de toute personne humaine, de sa conception à sa mort naturelle, défendre les droits des personnes atteintes par le V.I.H./Sida , ainsi que leurs proches, défendre, les personnes ayant subi des discriminations, des injures, ou des violences du fait de leur état de santé. Combattre les violences ou les discriminations, fondées sur le statut sérologique. Défendre l'image et de la dignité des malades du sida.
Dans ce cadre : intervenir dans tous les domaines concernant la santé, l’éthique, la politique familiale, susciter des débats, s’opposer à des projets de loi, ou réformes que nous jugerions néfastes dans les domaines cités ci-dessus.