ACTION - PO

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Tout sur l\\\'affaire SEKOU CAMARA

le 28.11.2017


     Cheik omar tidiane kone sekou camara, pour le nommer par tous les noms qu'il nous a avoué avoir utilisé, est un ivoirien de 42 ans, assez grand, plutôt mince., à l'allure décontractée.
Il se tient dans le box et balaie du regard Mme Isabelle Fachaux, La Présidente, les Avocats des parties civiles qui lui font face, ainsi que les parties civiles. Il est jugé pour « Administration de substance nuisible, ayant entraîné une infirmité permanente, avec préméditation ou guet apens, sur concubine (s) ».
L'affaire est pour le moins complexe car beaucoup de noms et de dates figurent dans ce dossier.
En effet CAMARA pour le moins sexuellement actif, serait en réalité responsable de près d'une douzaine de contaminations au minimum. Il déménageait fréquemment, et avait toujours une petite amie, et au moins, une maîtresse.

Alors bien sur au cours de cette audience il nous dira qu'il est « musulman » et que « sa religion lui permet d'avoir jusqu'à 4 épouses », oubliant que la polygamie en islam est en réalité instaurée dans « un soucis de protection de la femme », comme le soulignera d'ailleurs très bien l'Avocate Générale, et qu'elle est régie par des lois biens précises, nécessitant entre autres, le consentement de la première épouse. Les parties civiles sachant très bien qu'il ne se prive ni de boire, ni de manger du porc, ne pourront s'empêcher de rire.
Au cours de cette première journée d'audience il nous dira tout, et son contraire. Mais la brillante Avocate Générale Mme Natacha Rateau, connaît parfaitement le dossier, et voit très clair dans son jeu, elle lui pose et lui repose les questions, auxquelles il donne confus, des explications contraires, il s'enfonce en passant son temps à jouer avec nous tous au « ni oui, ni non », jeu auquel il est très fort.

Tandis que les parties civiles réalisent qu'elles n'obtiendront pas de ce procès les réponses à toutes leurs questions, nous comprenons à quel point il est difficile de lui soutirer une réponse, et comment il a pu manipuler ces jeunes femmes pendant parfois plusieurs années.
De nombreuses perches lui seront tendues au cours de ce procès par l'Avocate générale, mais il ne fait que mentir, cacher. Il passe son temps à se débattre, mais se confond lamentablement.

Nous apprendrons qu'il est arrivé avec de faux papiers entre 94 et 98, plusieurs dates sont évoquées, et nous n'en saurons pas davantage...Sera retenu l'âge de 21 ans, soit 1996.
Il serait allé à Champigny sur marne, avant d'aller à Nantes, Tours, puis Niort.
Concernant les papiers il s'agit de « vrais faux », documents authentiques, obtenus de façon illégale, avec une fausse identité. Il a été condamné pour ces faits à 4 moins de sursis, car plusieurs passeports ont été découverts, au cours d'une perquisition.

Nous savons également qu'il a déjà une femme et un enfant en cote d'ivoire, mais qu'il s'installe à Paris, avec une autre, pendant que son enfant reste auprès de sa mère au pays. Londres, sera aussi évoqué au cours de ce procès, les victimes savent qu'il y est allé, visiblement en 2000 - 2001, mais là encore nous ne sommes pas sûrs, et le nom de la ville de Londres ne sera cité que 2 fois en 3 jours de procès, laissant planer le doute sur de possibles contaminations outre manche.
Sur les douze femmes que CAMARA aurait contaminées, j'ai pu en rencontrer plusieurs, nous avons échangé et je connaissais déjà un peu ce dossier, mais j'avais besoin afin d'y voir clair de faire une sorte de tableau, avec les femmes que CAMARA avait connu, et les dates. La veille du procès, nous cherchions donc encore à reconstituer l’itinéraire sentimental assassin de CAMARA.

En mars 2003 il rencontre Nadia, alors âgée de 18 ans
, c'est son premier rapport sexuel et elle lui proposera un préservatif, mais celui ci refuse, il est alors âgé de 26 ans et la manipule en la culpabilisant, lui disant : «  si tu ne me fais pas confiance, ça n'est pas la peine », elle lui cédera, et découvrira en octobre sa séropositivité, à l'occasion d'un don du sang.
Il aurait probablement aimé à ce moment là qu'elle tombe enceinte de lui, mais ça ne fût pas le cas. Lorsqu'elle apprend sa séropositivité, elle se souvient de sa réaction, « il m' a répondu si tu me l'avais demandé, je t'aurais dit que j'avais le sida », en souriant, nous dit elle.
Il ressort du dossier qu'il était déjà informé de sa séropositivité en juin 2003.

Hélas pour Nadia, elle ne sera dans ce procès présente qu'en qualité de « Témoin », car faute de preuves antérieures à juin 2003, qui est la date à laquelle CAMARA prétend avoir découvert sa séropositivité, un doute plane pour la Cour, sur sa date de contamination. Il prétend l'avoir découvert le jour de la naissance de son fils, mais il y a là une grosse incohérence, puisque nous savons tous que les tests de dépistages aux femmes enceintes sont faits en début de grossesse, il a donc dû le savoir avant que sa femme n'accouche de son fils. La date retenue sera donc juin 2003. Alors qu'il est possible qu'il ait été infecté bien avant, et même peut être, en côte d'ivoire avant son arrivée.
Nous savons que les compagnes qu'il a connu avant Nadia sont aussi infectées, mais nous ne pouvons apporter la preuve qu'il serait responsable de leur contamination.
Depuis 2003 il voyait un médecin, et était traité, mais ne devait pas prendre souvent son traitement...
Son médecin l'a pourtant bien informé des risques et modes de transmission, contrairement à ce qu'il tentera de faire croire. Il a consulté à bien des reprises et est parfaitement conscient de l'arme qui est dans son sang. Son médecin témoignera lui avoir longuement parlé de la maladie, alors pour se défendre il essaiera de nous faire croire comme le fît aussi Christophe MORAT, qu'il pensait « qu'en se retirant avant d'éjaculer il ne transmettait pas le virus », avant de reconnaître le contraire .

Pourtant, ensuite il rencontre Isabelle, sur Tours, par l'intermédiaire d'une amie commune. Ils se reverront, entameront une relation amoureuse, puis lors de leur premier rapport, elle lui donnera un préservatif, mais le lendemain, s’apercevra que celui ci est intact au pied du lit. Elle lui pose alors des questions mais il la rassure, puis un peu plus tard elle tombe enceinte, et nous explique à la barre dans un témoignage très émouvant que ce qui aurait du être le plus beau jour de sa vie, car elle venait faire confirmer sa grossesse, lui a laissé un goût amer, car c'est aussi celui ou elle a découvert sa séropositivité.
Son enfant né en juin 2004, n'est heureusement pas contaminé. Alors qu'elle raconte cette scène, mes yeux se posent sur l'infâme CAMARA qui reste de marbre dans le box, tandis que les victimes se succèdent à la barre, et font couler leurs larmes, et celles de certains d'entre nous. Isabelle raconte ainsi comment elle l'a fait déchoir de ses droits parentaux car ce père qui prétend devant la Cour aimer ses enfants, l'a laissée seule même lors de l'accouchement, et n'a jamais cherché à voir sa fille, qu'en plus il a insisté afin de la reconnaître, mais l'a reconnue sous une fausse identité. Elle a donc mis fin à leur relation fin 2005.

L'Avocate Générale lui demandera pourquoi avoir cherché à reconnaître cet enfant ? CAMARA, expliquera devant la Cour, qu'il a reconnu l'enfant motivé par la peur d'une expulsion. Il voulait donc avant tout que l'une de ses conquêtes tombe enceinte, quitte à la contaminer, pour rester en France. Alors que la prise de son traitement n'aurait nullement été incompatible avec une grossesse de sa partenaire.
Isabelle représentée par Maître Amaury Auzou, obtiendra heureusement gain de cause pour faire changer l'identité de sa fille.
L'émotion est palpable lorsqu'elle dit à la barre " des filles contaminées il y en a eut des dizaines, untel et untel, et untel, sont malades aussi, ça lui parlera ...".

C 'est ensuite au tour de Sabrina de témoigner.
Sabrina avec laquelle je me suis entretenue assez longuement, me confiera que CAMARA, est bien loin du père aimant, qu'il gaspillait en vérité l'argent fraudé à la CAF, celui de ses maîtresses, et qu'il a même vidé les comptes de ses filles. Que son autre fille plus âgée, «  a même une fois téléphoné la veille de la rentrée scolaire, afin de se faire payer des fournitures ».
Nous avons CAMARA le « géniteur », comme le disait à la barre Isabelle. Il passe de lits en lits, s'amuse dans les boîtes, n'a jamais qu'une seule femme, est «  un escroc ». Son physique, et son art de rebondir, son apparence calme, sont autant d'atouts qu'il utilise pour escroquer les femmes.

En 2007 il a déjà 8 enfants, de 7 mères différentes. Pourtant lorsqu'il rencontre Sabrina en 2007, dans une soirée sur Niort, ils sympathisent, lors de leur premier rapport sexuel elle aussi lui donne un préservatif qu'il choisira de laisser de côté à son insu. Suite à ce rapport non protégé, non consenti de la sorte, les victimes se sentent abusées, désemparées, salies, trompées, mais CAMARA a l'art de les rassurer.
Lorsqu'elle lui dit que « les rapports sans protection sont hors de questions » tant qu'elle n'a pas fait de tests avec lui, il disparaît 15 jours, puis la recontacte alors qu'elle était prête à renoncer à lui. Il lui montre alors un tests sérologique attestant qu'il est « négatif ». Alors qu'il est malade depuis au minimum 4 ans. Il resteront ensembles jusqu'en 2009, ou elle décidera de le quitter.
A force de questions, et non sans peine, nous arriverons à savoir qu'en fait il y avait deux faux tests. L'un était un test mais l'on ignore précisément de quelle sérologie, il était simplement inscrit «  négatif », tandis que l'autre avait été fait par un ami qu'il avait envoyé avec sa carte vitale. Fort de cet abject et diabolique stratagème, il est donc retourné vers Sabrina, mère de famille, mariée pendant presque 15 ans, divorcée depuis peu, afin de la contaminer de manière préméditée.
La Cour retiendra donc la «  préméditation ou guet apens ».

Afin de vous donner un ordre d'idée du culot du personnage, sachez tout de même « pour la petite histoire » , qu'il est même allé jusqu'à montrer ce faux test à la police ! A ce moment, il voulait porter plainte contre des gens qui paraît il colportaient la rumeur de sa maladie, il s'est donc rendu au commissariat avec son faux test !.
CAMARA est réellement un escroc, « un escroc de l'amour et du sexe » comme le dira dans sa plaidoirie son Avocat Maître Lee Tackhedmit . Alors quand pour se défendre ne sachant plus quoi dire, il tient à « rectifier quelquechose » après quasiment chaque témoignage d'une partie civile, je ne peux m'empêcher de me délecter de le voir s'enfoncer si piètrement. Immonde et jusqu'au bout, il n'hésitera pas à parler de « complot » à son encontre, ou à dire « non , ça, elle l'invente » en devenant du coup un peu ridicule.

Vient ensuite le tour de Sylvie de témoigner, elle rencontre CAMARA en 2008 lors d'une soirée en boite de nuit, sur Paris, elle est alors âgée de 22 ans, et n'aura que deux rapports non protégés avec lui, qu'elle regrette encore. A la barre la jeune femme à l'allure fragile, représentée par Maître Lynda Sabilellah, nous émeut tous en nous disant que depuis dix ans sa « vie est devenue un enfer » et qu'elle se sent coupable.
Elle nous fait part de ses craintes concernant son avenir qui se trouve bouleversé par cette terrible découverte de sa séropositivité, et les angoisses que cela suscite chez elle car elle n'a pas encore d'enfant, et voit ses amies se marier, alors qu'elle est seule. CAMARA que je n'arrive pas à quitter du regard ne semble pas regretter en dépit de ce qu'il prétendait le matin. Au cours du procès il a versé une larme en voyant sa mère pleurer, mais ses victimes en larmes qui se succèdent à la barre le laissent indifférent.
Lorsqu'il se baisse pour se tenir la tête dans les mains, ce n'est que parce qu'il en a marre d'être là. Et las, réalise qu'il est presque cuit.

Claire arrive ensuite à la barre et nous explique qu'elle aussi a fait la rencontre de CAMARA en 2006, et a entretenu une relation avec lui jusqu'en 2009, qu'il lui a aussi montré un tests comme quoi il était « négatif ». à l'époque Sabrina, qui avait eut connaissance de leur relation, était allée la voir, et lui avait annoncé que CAMARA était malade, mais comme il lui avait montré le test négatif, Claire ne croyait pas Sabrina, qui a alors dû penser à son tour un stratagème afin de piéger son bourreau, mais aussi de protéger Claire.
Elle explique comment Sabrina l'a invitée chez elle afin de la confronter à CAMARA, qui a alors reconnu être malade, et faire usage de faux tests sérologiques afin d'obtenir des relations non protégées. Il reconnaîtra les faits devant la Cour.
Claire n'a miraculeusement pas été contaminée, ( bien que sa relation avec CAMARA ait duré presque 3 ans) , et bien sur est née une belle amitié entre elle et Sabrina, désormais unies par cette histoire.

Nous avons également entendu le témoignage de Baptiste un ancien ami de CAMARA, Baptiste dit à la Cour «  à chaque fois qu'on le voyait avec une femme, ça se soldait pour elle par le sida, et cela nous venait aux oreilles », il explique aussi que lorsqu'il a compris ce que faisait CAMARA, il a tenté de lui parler, mais son attitude envers les femmes le révoltait tant, qu'il en est venu aux mains avec CAMARA, que cela n'a pas calmé.
Se défendant très bien des attaques des Avocates de la défense, Maître Hay et Maître Coutand, le jeune ivoirien fort de ses études de droit, explique que «  Non, ça n'est pas dans la culture Ivoirienne de faire ainsi du mal aux femmes, de les contaminer, que les campagnes de préventions sont présentes au pays, et qu'il sait très bien qu'il doit se protéger ».
L'argument culturel avancé par les Avocates de la défense avant son arrivée, ne sera donc pas l'issue de secours espérée.
Un autre jeune homme, ivoirien lui aussi, et ancienne connaissance de CAMARA, viendra à la barre corroborer ses dires.

Manquaient à ce procès deux témoins clés, qui auraient pu faire que Nadia comme les autres soit reconnue en tant que victime, mais les deux femmes ( probablement manipulées par CAMARA selon les parties civiles ), visiblement infectées elles aussi, n'ont pas souhaité venir témoigner.
Par ailleurs, en faisant notre tableau nous avons constaté qu'il contaminait en moyenne deux femmes par an minimum. Et que nous avions un creux pour la période de 2005 à 2006. Seules 5 femmes ont décidé de briser le silence. Nous avons souri en apercevant du banc des parties civiles, que L' Avocate générale elle aussi avait fait comme nous une sorte de tableau afin de s'y retrouver...

La veille du procès deux autres femmes se manifestaient auprès de l'une des parties civiles, mais elles n'ont pas témoigné, cela dit, rien ne les empêche d’entamer ultérieurement une action en justice contre CAMARA.
Malheureusement le risque que CAMARA récidive en sortant est très important. CAMARA le diabolique, qui au départ contaminait ses partenaires pour avoir un enfant et rester en France, a pris goût à son stratagème qui s'est retourné contre lui.

Que dire de plus, si ce n'est que nous aimerions voir « l’administration de substance nuisible ayant entraîné une infirmité permanente » rentrer dans le « champ des infractions sexuelles pour lesquelles une injonction de soins est possible » lorsqu'elle est commise dans le but de contaminer une personne par une MST.
A l'issu de ce procès je m'entretiens avec un criminologue réputé que j'admire beaucoup, qui me conforte dans l'idée que oui CAMARA doit être sanctionné, mais qu' hélas, cela risque fort de ne pas suffire.

Si le séropositif n'est quasiment plus contaminant à l'heure actuelle lorsqu'il est sous traitement anti rétroviraux, comme le disent toutes les associations, ainsi que le célèbre avis suisse, il n'en demeure pas moins que ce dernier précise toutefois bien que le séropositif en question pour ne représenter aucun risque pour son partenaire doit avoir une charge virale indétectable depuis plusieurs mois, une bonne observance de son traitement, mais aussi, et c'est là un point important, ne pas souffrir d'autres MST.

CAMARA sera condamné à une peine de 7 ans d'emprisonnement, plus ses 4 mois de sursis, devrait donc être dehors dans environ 4 ans.
il avait fait appel de sa condamnation le 17 novembre, avant de se désister, et ce jour le 28, les parties civiles ont appris par voie de presse qu'il avait finalement refait appel au dernier moment.
Le problème de surpopulation carcérale fût un argument pour les Avocats de la défense.

De leurs côtes les associations ne parlent pas « d administration de substances nuisible », ou «  de pénalisation de la transmission intentionnelle du virus », mais de «  criminalisation ». L'emploi soigneusement choisi de ce terme permet habilement de placer la victime du contaminateur en situation de bourreau criminalisant le virus du VIH lui même, dans l'esprit du lecteur, ou de l'auditeur. Empêchant ainsi le public de percevoir l'individu comme ce qu'il est, une personne voulant une sanction au pénal contre une autre personne lui ayant intentionnellement inoculé le virus de manière préméditée. Comportement dangereux, assassin, que l'on ne peut cautionner. Répréhensible non pas seulement par la morale, mais aussi par la loi.

Certains diront qu'il existe des alternatives à la détention, et que l'on peut obtenir réparation du préjudice, sans faire emprisonner les contaminateurs. Mais bon nombre d'entre eux ne sont pas solvables, la CIVI est donc chargée de l'indemnisation des victimes. De plus les peines prononcées jusqu'alors sont tout de même légères au regard du préjudice, et sont rarement exécutées pleinement en raison des remises de peines.
Alors si ils ne sont pas incarcérés, et ne dédommagent pas leurs victimes, comment pourraient ils cesser et prendre conscience ?

Les associations continuent à crier au scandale lorsqu'un séropositif est incarcéré, usant volontairement de slogans percutants tels qu' « enfermer tue » et demandent leur libération immédiate, contre laquelle nous nous sommes opposés dans cette pétition, alors que l' article 50 de la LOI n° 2014-896 du 15 août 2014 précise déjà que :
« En toute matière et à tous les stades de la procédure, sauf s'il existe un risque grave de renouvellement de l'infraction, la mise en liberté d'une personne placée en détention provisoire peut être ordonnée, d'office ou à la demande de l'intéressé, lorsqu'une expertise médicale établit que cette personne est atteinte d'une pathologie engageant le pronostic vital ou que son état de santé physique ou mentale est incompatible avec le maintien en détention.
« En cas d'urgence, la mise en liberté peut être ordonnée au vu d'un certificat médical établi par le médecin responsable de la structure sanitaire dans laquelle cette personne est prise en charge ou par le remplaçant de ce médecin.
« La décision de mise en liberté peut être assortie d'un placement sous contrôle judiciaire ou d'une assignation à résidence avec surveillance électronique.
Et que l'on peut par ailleurs lire sur le site d'act up que : « Depuis 1991 et la mise en place de la première enquête, on note une baisse constante de la prévalence du VIH en détention : 5,8 % en 1990, 1,2 % en 2000 et 1,04 % en 2003 ».

Agnès.








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